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réflexions professionnelles

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 12:54

 

Qui n'a jamais râlé contre la lenteur de la personne âgée qui paie ses courses avant nous et qui prend tout son temps pour les mettre dans ses sacs?

Qui n'a jamais pesté contre ces gens qui semble hésiter 3 heures entre deux bouteilles d'eau gazeuse, alors qu'on a juste besoin de prendre le bouteille située devant la vieille dame qui scrute les étiquettes?

 

Et dans le milieu professionnel, nous avons aussi tendance à faire à la place des personnes âgées, parce que ça va plus vite (et l'autonomie de la personne, n'est-elle pas plus importante que le rendement en toilette?), quand nous sommes à domicile, ne sommes-nous pas impatientés par le temps que prend l'épouse (ou le compagnon) de la personne à amener à l'ambulance à chercher la carte d'assurance et les pantoufles?

 

Lors de la formation continue des ambulanciers, assistants de vol REGA et infirmiers SMUR de mon canton, un atelier ludique est proposé: se mettre à la place de la personne âgée.

 

Une station fait essayer des lunettes pour voir comme une personne atteinte de cataracte, de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) ou de glaucome. Impressionant d'essayer de reconnaître les couleurs d'un stylo dans son emballage: le noir et le bleu se confondent...

Difficile aussi de lire les caractères d'emballage qui se ressemblent et où il y a juste une différence de chiffre (piles "bouton" par exemple )

 

Quelques défauts visuels les plus courants

 

Une vision normale:

 

Une cataracte:

 

  

 

 

Une DMLA:

 

Le Glaucome:

 

(photos tirée de ce site: http://bassevision.e-monsite.com/pages/quelques-defauts-visuels-les-plus-courants.html )

 

 

Une autre station simulait une personne âgée allant faire ses courses dans un magasin:

on habille le cobaye avec des surchaussures, des poids aux chevilles, des gants, des poids aux poignets, des genouillères et coudières, une minerve, un plastron, des lunettes et des pamyres.


Le tout afin de de simuler ces déficiences:

 

• Opacité du cristallin de l'œil

• Rétrécissement du champ visuel

• Perte d'audition à haute fréquence

• Restrictions de la mobilité de la tête

• Raideurs articulaires

• Perte de force

• Diminution de l’agilité

• Réduction de la coordination des mouvements

 

Le cobaye devait aller jusqu'à un rayonnage de magasin, chercher des bouteilles d'eau, des boîtes de conserve et un pack de lessive selon une liste pré-établie, puis ensuite aller s'asseoir sur un canapé et... essayer de se relever!

 

simulateur-du-vieillissement

(site internet : http://www.simulateur-du-vieillissement.com/?gclid=CK_0tsHPrrcCFUGR3godZFAAyA )

 

 

 

La dernière station était d'aller boire un café et de payer ses achats avec des gants qui simulaient un tremblement important... difficile d'ouvrir un sachet de sucre, un godet de crème en tremblant ainsi!

Et quant à amener sa tasse à ses lèvres, n'en parlons pas!!!

 

Cet atelier a remporté, comme à chaque fois, un immense succès, par son côté ludique, mais aussi très didactique...

Et beaucoup de personnes m'ont dit que ça changeait vraiment leur vision de la personne âgée, de leur lenteur et de leur difficulté à se déplacer...

 

Le message de fin de cet atelier était:

Lors de nos prochaines interventions impliquant des personnes âgées ne devrions-nous pas leur laisser plus de temps pour réaliser les déplacements, préparer leurs affaires, réfléchir à quels sont les médicaments de monsieur et ceux de madame, etc…?

N’avons-nous pas quelques minutes de plus à leur accorder ?

 

 


 

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 10:35

J'aime bien mon téléphone intelligent (smartphone pour les irréductibles anglophiles!) et je trouve des applications très utiles et intéressantes...

Dans le domaine de la santé, il y a une nouveauté qui est juste géniale:

 

ECHO112

 

Echo_112_my_144.jpg

c'est une application qui permet d'appeler les secours directement, dans tous les pays du monde. Selon les pays, vous trouverez les numéros de secours tels que les pompiers, la police ou les urgences-santé, ou un numéro de secours unique.

Cette application a été developpée et utilisée en Suisse pendant 2 ans (sous le nom de "my144") et l'ayant testée après mon accident de ski, elle fonctionne vraiment bien, de manière simple et efficace!

Plus de renseignements sur le page de l'application, qui est conçue pour iPhone et Androïd : www.echo112.com

 

 MEDCAL

medcal.png

MedCal est une application qui n'est disponible que sur iPhone/iPad (à ma connaissance) qui regroupe des formules, scores et classifications médicales.

Elle permet de faire différents calaculs, tels que le trou anionique, le score de Ranson,...

On peut aussi faire des conversions d'unités (et pour moi qui travaille en mmol/l de glucose pour les glycémies, ça m'est bien utile quand j'ai des patients français qu viennent avec des g/dl!)

Lien vers iTunes

 

ANATOMIE VICTORINE

anatomie.jpg C'est un jeu sur l'anatomie humaine, qui passe des os aux différentes structures cardiaques et qui permet de réviser de manière ludique l'anatomie...

Lien vers iTunes

 

 

ACLS Simulator

ACLS.jpg Comme son nom l'indique, cette application est une simulation (en anglais) de réanimation... Il y a douze scénarios possibles, qui permettent d'affiner et de rafraîchir ses connaissances en matière de réanimation cardi-respiratoire.

Cette application s'adresse avant tout aux (futurs) professionnels de la santé.

Le plus? le temps est décompté, du coup, on se sent "comme dans la vraie vie"

Lien vers iTunes

 

 

Cette liste n'est évidemment pas exhaustive, mais ce sont des applications que j'utilise régulièrement. N'hésitez pas à m'en proposer d'autres!

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 13:14

 

 

07-domestic-violence-awareness-month-small.jpg

Hier, j'ai été suivre un cours sur la violence.

Cours très intéressant, animé par deux infirmiers en psychiatrie, destiné à l'ensemble du personnel de l'hôpital.

 

Pour commencer le cours, nos animateurs nous ont donné ce poème à lire:

 

La violence

 

La violence ne commence pas lorsque quelqu'un étrangle quelqu'un,

elle commence lorsque quelqu'un dit " Je t'aime, tu m'appartiens".

 

Le violence ne commence pas lorsque l'on tue les malades

elle commence lorsque quelqu'un dit "Tu es malade, tu dois faire ce que je dis."

 

La violence commencelorsque les parents dominent leurs enfants obéissants

et lorsque les papes, les maîtres et les parents exigent la maîtrise de soi.

 

La violence est là où l'Etat dit: "Pour combattre la violence il ne doit plus y avoir de violence en dehors de la mienne."

 

La violence est partout où quelqu'un ou quelque chose est trop grand ou trop sacré pour être critiqué,

où la critique ne peut que parler et où les grands et les sacrés peuvent faire plus que parler.

 

La violence règne là où il est dit: "Tu peux utiliser la violence" mais souvent aussi là où il est dit:

"Tu n'as pas le droit d'utiliser la violence"

 

La violence est là où on enferme l'adversaire et l'où on prétend que c'est lui qui l'a provoquée.

 

La violence repose sur cette loi: "Ce que nous faisons est juste, ce que font les autres est violence."

 

Peut-être qu'on ne peut jamais vaincre la violence par la violence

mais peut-être pas toujours... sans violence

 

Erich Fried (1987)               

 

Et j'ai repensé à ces épisodes de violence...

ceux que j'ai infligé: contention, brusquerie dans certains gestes, certains soins, paroles brusques, envers des patients souvent agités, mais aussi à cause de la fatigue, l'énervement, la lassitude.

Oui, j'ai été violente des fois consciemment, d'autres fois me surprenant moi-même.

J'ai aussi été très vite dans les contentions, l'immoblisation de patients alcoolisés ou drogués, par "prévention", mais aussi par ras-le-bol de voir toujours les mêmes personnes, avec les mêmes comportements et sachant très bien que si contentions chimiques et physique, ce sera une nuit lassante, avec aller et retour dans les chambres pour calmer le patient et lui demander de rester au lit, à l'hôpital...

Je sais bien que l'idéal des soins infirmiers est d'être bien-traitant, et je suis très loin d'être une infirmière idéale.

 

Il y a aussi la violence que j'ai subie, la violence physique: coups (poings ou jambes), morsures, main ou bras attrappés; la violence psychologique, où j'ai été méprisée par des patients ou des familles, dévalorisée, blessée par des remarques sur mon apparence, ma compétence,...

Il y a eu aussi la violence sexuelle... non, pas d'attouchements, mais les blagues salaces des patients ou de leurs accompagnants, les frolements et gestes équivoques quand on tourne le patient sur le côté et qu'il attrappe fesses ou seins ( fait-il exprès ou par accident? probablement c'est accidentel, quoique...)

La violence verbale, qui rejoint par certains points la violence sexuelle et psychologique... mais c'est celle que je supporte le moins. Autant je peux "comprendre", excuser des gestes violents (difficulté à gérer la frustration, envie de liberté, incapacité de discernement des certains patients (psychotiques, alcoolisés ou déemts), autant je me sens dépassée et profondément blessée par le langage cru, les mots vulgaires, les jurons...

Je ne sais pas "gérer" cette violence, je me sens toute petite, giflée... Je prends ces mots en pleine face et ils me font plus mal et durent plus longtemps que les blessures physiques infligées par d'autres patients...

 

Dans deux semaines, nous aurons la suite de ce cours, avec des jeux de rôle... un défi pour moi!

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 20:22

 Voici un texte qui m'a touchée sur facebook, du coup je vous le partage.

Je voulais juste écrire un petit mot à ceux qui croient que le boulot que je fais n'est pas fatigant.
Viens avec moi et on en reparle à la fin de la journée, mais je tiens à te prévenir : nous n'avons pas des machines, des objets entre nos mains... mais des humains, des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons.
Alors viens, mais sache que tes mains devront être capables de toucher d'autres mains, des corps, des liquides biologiques (urine, selles, sang...) que l'homme produit.
Tes bras devront être capables de soulever, manipuler, des corps douloureux, inertes ou bien sans vie. Tes jambes devront accompagner tes bras, arpenter les couloirs et courir quand il y a une urgence.
Et enfin ton cœur et ta tête, eux, devront être capables de trouver les mots, de soulager et de contenir tes émotions car tu es avant tout un humain.
Tu n'auras pas le droit à l'erreur car ce sont des vies qui sont en jeux.
Je ne suis pas fonctionnaire, je suis Infirmière, et j'aime mon métier malgré tout ce qu'il implique.
Je ne ferai pas autre chose, il me permet de voir la vie différemment.
Ton boulot est peut être dur mais le mien n'est pas de tout repos non plus....
Ah, j'allais oublier, j'ai le droit à autant de jours de congé que toi, mais pour nous l'année n'a ni dimanche ni fériés et on peut être réquisitionnés à tout moment...
Si toi aussi tu fais ce métier, que tu sois ASH, Aide soignant(e) ou Infirmier(e), Auxiliaire de puériculture, ou éducatrice que tu es d'accord avec moi alors clique sur j'aime ou copie ça sur sur ton mur ...



Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Lundi 12 novembre 2012 1 12 /11 /Nov /2012 16:53

Un membre de votre famille ne va pas bien, il vient d'avoir un accident, ou alors présente des douleurs à la poitrine et le médecin vous annonce qu'il part dans le service des Soins Intensifs ( NB: en Suisse, en Allemagne, aux USA, on parle de Soins intensifs, en France, le terme est réanimation.)

Vous vous inquiétez, le mot de l'unité de soins vous fait peur, car s'il est transféré dans ce service, c'est que "c'est grave".

Et voilà que vous vous demandez "Pourquoi aux Soins Intensifs? qu'est-ce qu'ils vont faire de plus que dans un service ordinaire? qu'est-ce qui change? est-ce que c'est la même chose que les urgences?"

 

Alors, vous vous précipitez à l'hôpital pour savoir, voir... (je ne saurai que trop vous conseiller de venir à allure modérée, en restant prudent sur la route et surtout, si possible, en étant conduit par une personne qui n'est pas aussi proche que vous du patient... )

 

Et voici que vous vous retrouvez devant une porte close, avec une sonnette.

Vous sonnez, vous attendez, vous sonnez à nouveau, vous trépignez...

Là, une infirmière ou une aide-soignante vient et vous explique que la sonnette n'est pas en panne, mais que si nous mettons du temps à vous répondre, ce n'est pas de la mauvaise volonté, mais parce qu'on est occupés...

Occupés à quoi?

A transférer votre mari/ami/père/ frère depuis le brancard des Urgences sur un lit d'hôpital, à mettre les électrodes sur lui, à brancher, le cas échéant, le respirateur à son tube, à faire quelques examens complémentaires.

 

Ensuite vient l'infirmière qui s'occupe de Gérard (vous permettez que je l'appelle Gérard?) et qui vous conduit dans son box.

Vous voilà donc entré dans l'unité. Vous entendez des bruits aigus, des gémissements, des bruits plus lancinants.

Vous regardez autour de vous: il y a des box avec un lit dedans, un patient dans le lit, certains lisent, d'autres regardent la télé. Il y a un bureau central avec des blouses blanches occupées, se hélant, se parlant.

Vous voyez un écran géant où il y a des tracés comme dans les films médicaux: c'est le "scope central" où tous les tracés des gens hospitalisés dans le service sont visibles.

 

Mais ce qui vous importe, c'est Gérard! alors, vous suivez l'infirmière qui vous amène vers lui.

Il est pâle, mais il respire seul. Vous voyez quand même, à côté de lui, une grosse machine: c'est le respirateur qui va suppléer à sa respiration s'il commence à moins bien ventiler, à être moins conscient.

Dans son box, vous voyez un écran avec plein de couleurs et de tracés: c'est le "scope" (ou moniteur, pour qui veut parler français)

moniteur-cardiaque-avec-les-signes-essentiels-thumb14059886.jpg

 

Ces chiffres vous paraissent mystérieux?

N'hésitez pas à demander aux soignants ce qu'ils signifient.

Là, par exemple, la ligne du haut indique le rythme cardiaque, Gérard a 60 pulsations à la minutes, avec un rythme cardiaque normal (les soignants travaillant dans ce milieu ont appris à reconnaître un tracé normal d'un tracé pathologique. Si vous voyez de "drôles de mouvements" sur le tracé et qu'il n'y a pas d'intervention de la part des soignants, ne vous inquiétez pas: il s'agit quasi systématiquement d'artéfacts, c'est à dire de mouvements parasites qui gênent la lecture du tracé... Si par contre le soignants viennent rapidement dans la chambre, c'est que le tracé indique des changements et Gérard doit être surveillé de plus près.

Peut-être, dans ce cas, on vous demandera de sortir du service. Très rapidement (aux yeux des soignants, hélas, le temps passe beaucoup plus lentement quand on est de la famille et qu'on attend), un médecin ou une infirmière viendra vous expliquer ce qui s'est passé.

Dans le carré au-dessous du 60 vous avez trois chiffres: 108 84 70. Il s'agit de la tension artérielle, prise en mmHg (en millimètres de mercure): Gérard a une tension de 108/70 (ou 10,8 / 7 si vous avez l'habitude de mesurer en cmHg) avec une tension moyenne de 84. Cette tension moyenne (qui est le fruit d'un calcul . 2x le chiffre du bas (tension diastolique) + le chiffre du haut (tension systolique) divisé par 3) est un indicateur précieux pour régler certains médicaments.

La ligne bleue avec le chiffre 98 est la saturation en oxygène de Gérard. Une petite pince est mise à un de ses doigts  et va mesurer en continu le taux d'oxygène dans son sang. Si ce chiffre baisse, Gérard va probablement recevoir de l'oxygène par des lunettes qui arrivent dans le nez ou par un masque.

Tout en bas, la ligne jaune indique la respiration et le nombre de mouvements respiratoires à la minute.

Plus loin, vous avez le chiffre 37,7, il s'agit de la température.  dans mon service, nous utilisons peu la température prise en continu, sauf si Gérard nécessite une surveillance accrue (fièvre, frissons, ...)

Gérard a aussi un tuyau qui sort de sa vessie: une sonde urinaire (ce n'est pas systématique, mais s'il vient d'être opéré ou s'il a des trop petites tensions, un moyen simple de surveiller le volume sanguin qui circule dans son corps est de mesurer en continu ce qu'il urine...

Pour mesurer son rythme cardiaque, Gérard a aussi des fils qui vont du scope aux électrodes posées sur sa poitrine.

 

Le rôle des soignants en unité de Soins Intensifs est de suppléer, d'aider, mais aussi d'anticiper les problèmes pouvant surgir, de surveiller les constantes et d'agir en fonction des changements qui surviennent.

 

Maintenant que l'infirmière vous a expliqué en quelques mots la technique qui entoure Gérard, vous pouvez vous asseoir, lui prendre la main ou l'embrasser. Ce n'est pas toute cette technologie qui doit être importanteà vos yeux, mais le fait qu'il soit là, ayant mal, un peu peur et surtout ayant besoin d'être entouré par les gens qu'il aime.

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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  • Sparadrap, gaffes et perfusions
  • : Infirmière depuis près de 20 ans, j'exerce en Suisse Romande. Mes récits sur des patients racontent plusieurs vies, plusieurs personnes... Les fiches techniques peuvent être reprises, en me le signifiant par courtoisie! :-)
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