Quantcast
Samedi 7 juillet 2012 6 07 /07 /Juil /2012 12:55

etudiant_perfusion.jpg

 

Début du 4ème semestre... maintenant que nous avons vu toute l'anatomie, la physiologie, compris le fonctionnement du corps, de l'esprit (enfin... disons, abordé les fonctionnements normaux!), nous voici aux portes de la pathologie...

 

Unité de soins infirmiers en médecine et chirurgie


Durée 22 semaines, dont 32-34 jours de stage en médecine (répartis sur 10 semaines), 32-34 jours de stage en chirurgie (répartis sur 9 semaines) dont 5 jours de stage en salle d'opération et env. 42 jours de cours.

 

L'enseignement prépare les élèves à prendre en charge en stage un groupe de 2 à 5 clients de manière complète et individualisée et à faire face aux situations courantes dans un service de médecine ou de chirurgie.

 

Dans cette unité, l'accent est mis sur:

  • les mécanismes physiopathologiques, l'observation des symptômes, la connaissance des traitements et des soins infirmiers liés aux pathologies étudiées
  • la mise en oeuvre de plans de soins spécifiques adaptés à chaque client, allant jusqu'au retour à domicile, le placement ou la mort
  • l'enseignement au client
  • l'accompagnement du client en fin de vie et l'approche des soins palliatifs
  • l'identité professionnelle face aux clients, à l'équipe, à l'institution de stage
  • l'autonomie dans la prise en charge de sa formation

pendant ce semestre, les élèves commencent l'élaboration du travail de diplôme, dont le but général est d'approcher un domaine de soins infirmiers dans un travail d'analyse et de synthèse

 

Je commence mon semestre en médecine. Là aussi, équipe sympathique, me permettant de m'épanouir dans ma découverte professionnelle.

Je bosse dur, surtout en stage. Question théorique, je dois avouer une baisse de motivation et mes notes sont moyennes, mais toujours correctes.

On a appris, dans les soins techniques, à poser des voies veineuses..

Aïe, autant les premières fois que j'ai fait ces soins sur un patient "réel" (et non pas un bras d'exercice), tout allait bien, autant ensuite...  le trou noir, le blanc, plus rien!

Un patient m'a même demandé pourquoi je fermais les yeux quand je piquais!

Finalement, après plusieurs fois où je ne voulais même pas entendre parler de pose de voie veineuse périphérique, je demande à un patient s'il est d'accord que je le fasse sur lui.

Très gentiment, il me dit oui.

Je pars donc dans sa chambre. Il était VIH + , son ami était à côté de lui et voulait rester pendant le soin.

J'avais demandé à une infirmière diplômée de me superviser. Une autre infirmière diplômée a demandé de pouvoir voir comment sa collègue me supervisait. Une élève de 2ème semestre a demandé à voir le soin.

Ok... 4 observateurs attentifs, une maladie qu'on apprenait tout juste à soigner, un patient un peu stressé et son élève-infirmière pas très rassurée!

Finalement, la veine de l'anesthésiste était belle et bien visible! je me concentre, je pique et ... impeccable!

tout le monde soulagé (enfin, surtout le patient et moi!), un joli pansement et une peur surmontée!

Trimestre fatigant, la cheffe ayant "oublié" des jours de repos sur mon panning, mais je finis avec d'excellentes notes et appréciations.

 

Entre les deux stages, quelques semaines de cours, ainsi qu'une animation pour des enfants venant découvrir l'univers des soins: on avait organisé un jeu de l'oie sur le thème des soins, avec ateliers pratiques.

Nous avions aussi eu à enseigner aux élèves de 2ème semestre les injections sous-cutanées, pour l'insuline dans notre atelier.

 

Etant à l'aise, ne me prenant pas la tête, je n'avais aucune raison de craindre le stage de chirurgie!

 

Jusqu'au deuxième enseignement clinique, tout allait bien. Puis un jour, étant suivie par mon enseignante, j'ai buggué.

Mais grave. Un patient transféré dans mon unité, alors qu'il y avait peu de boulot et qui nécessitait un peu plus de soins que ce que je pouvais donner. Et surtout, je n'ai pas demandé nommément à mon enseignante de m'aider.

Je pensais que je pouvais le prendre en charge, elle servant de garde-fou, ce qu'elle a fait. Sauf que j'aurai dû lui demander de m'aider et non pas supposer qu'elle le ferait.

Bref, elle a décrété que je n'étais pas à même de passer ce semestre (alors que, 15 jours avant elle voulait "[m]' amener à l'excellence" ), elle n'a pas voulu m'accorder de sursis...

Mortifiée, j'ai quand même préparé la "Revue" de mon école d'infirmières (spectacle que les 4ème semestre préparient en l'honneurs des finalistes, les élèves du 6ème semestre), mais désespérée à l'idée de refaire ce semestre, d'avoir à nouveau cette enseignante...

 

Et là, il y a eu un retournement de situation, une chance comme jamais je ne pensais avoir droit: nous étions 3 élèves en échec, la volée après nous était très nombreuse, et la Direction a décidé (je pense que mes notes et mes évaluations précédentes ont dû jouer en ma faveur aussi) de nous faire passer conditionnellement au 5ème semestre.

 

Ce 5ème semestre était formatif, sauf pour nous trois... Nous devions le réussir, sous peine de soit refaire ce semestre, soit quitter l'école (je ne me souviens plus très bien des modalités précises...)

 

J'ai appris cette excellente nouvelle le jour même où nous devions donner notre Revue, autant dire que la fête qui a suivi a été intense!!!

Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Liste d'articles

  • pour une première, pour une dernière...
      Plantons le décor: début décembre, région périphérique de Suisse Romande. Je suis de garde Smur (pour ceux qui n'ont pas tout suivi sur mon blog: je travaille aux soins Intensifs (=réa en France) comme infirmière spécialisée et j'ai le bip Smur sur moi...
  • un métier? des métiers!
    Que n'entendons-nous pas, nous autres soignant(e)s cette expression : "Mais quel beau métier vous faites!" c'est vrai, on fait un chouette métier... si, si, si... malgré le nombre de fois où nous allons mettre/enlever le vase1 à un patient alité, et faire les soins...
  • quand plus rien ne va...
    Lucette a 80 ans. Elle a une famille aimante qui l'entoure, malgré quelques tensions. C'est une femme qui a beaucoup donné toute sa vie, qui était active longtemps. Mais ces dernières années, les choses ont changé. Elle est de moins en moins active, Lucette....
  • Ludovic
    Ludovic est un charmant jeune homme. Sympathique, chaleureux, il vient de temps en temps dans notre service. Il a juste un petit défaut, qui explique pourquoi il vient chez nous: Ludovic est toxicomane. Et il a l'habitude de s'injecter différents produits (ne me...
  • Brèves- le français est une langue riche!
    Posons le décor: tisannerie (ou salle de thé, ou coin-pause, ou...), 4 soignantes: 2 Suissesses et 2 Françaises.   A (suissesse): - Vous avez vu le centimètre? B (française) : - le quoi??? A : le centimètre! j'en ai besoin pour mesurer le...
  • J'aime bien la neurologie
    c'est vrai, c'est une discipline de la médecine que j'aime bien, vraiment beaucoup... Et j'ai souvent soigné des patients atteints de pathologies neurologiques, que ce soit d'épilepsie, d'AVC, de différentes pathologies dégénératives...   Voici donc, il y a...
  • Brève - la fuite
    Nuit calme... patients calmes... tous? non, seul un jeune résiste au calme induit par la neige.. Un jeune homme, trouvé errant, ayant abusé de substances illicites et s'accrochant à son porte-monnaie tel un naufragé à sa bouée. Deuxième nuit chez nous, attaché...
  • Brèves- les bras m'en tombent!
    Midi, heure de la pause... Ma collègue et moi prenons le frais dehors, bavardons un peu beaucoup. Un homme, la cinquantaine, arrive, se met sur le banc, tremble beaucoup en allumant sa cigarette. C'est un patient bien connu que nous avions aux SI pour alcoolémie aiguë sur...
  • je suis nulle en psychiatrie
      Si vous avez lu mes vieux souvenirs ( il y a 20 ans (2ème partie) ), vous avez vu que je n'ai pas réellement fait de stage en psychiatrie, mais dans un centre de neurologie. Donc, je n'ai jamais vraiment approché de patient "psy"... Ça ne...
  • Hypoglycémie
    Hester est une jeune femme pleine de vie, un sourire communicatif, une pêche d'enfer... Elle a un ami, avec lequel elle ne vit pas, mais dont elle attend un enfant. Elle a un frère, une soeur avec lesquels elle est proche. Mais Hester est malade. Une...
Voir tous les articles de la catégorie "souvenirs et anecdotes"

Présentation

  • Sparadrap, gaffes et perfusions
  • : Infirmière depuis près de 20 ans, j'exerce en Suisse Romande. Mes récits sur des patients racontent plusieurs vies, plusieurs personnes... Les fiches techniques peuvent être reprises, en me le signifiant par courtoisie! :-)
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog

Rédacteur carevox

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés