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Vendredi 13 juillet 2012 5 13 /07 /Juil /2012 22:04

recrutement vintage deleve infirmiere de la guerr poster-r9

La"revue" est terminée, je range mes ailes d'ange... (nous étions deux "fils conducteurs" de ce spectacle: une diablotine en rouge et noir et une ange rousse en blanc...) et je me prépare à affronter ce 5ème semestre.

 

Cinquième semestre

Durée: 22 semaines, dont 30-33 jours de stage dans un service de soins intensifs, de soins continus ou d'urgence (répartis sur 10 semaines), 30-33 jours de stage dans un

service de soins infirmiers de santé publique (répartis sur 10 semaines), 1 semaine consacrée à la réalisation du travail de diplôme et 44 jours de cours.


Unité de soins infirmiers en santé publique


Cette unité permet aux élèves d'élargir leur rôle desoignant dans un service de santé communautaire et d'approfondir leur pratique de soins infirmiers selon des objectifs personnels.

En stage, les élèves développent le processus de soins dans un service de soins infirmiers de santé publique et répondent aux besoins de santé des clients en tenant compte de leur milieu et des ressources de la collectivité.

Dans cette unité, l'accent est mis sur:

  • la personne dans sa globalité en interaction avec son environnement
  • l'usage d'une approche systémique centrée sur la famille et l'environnement
  • la relation d'aide et l'enrichissement des interventions de soin
  • les soins de santé primaire, l'éducation à la santé
  • le système de santé en Suisse et dans le canton et les ressources offertes à la population
  • l'autonomie professionnelle et la prise de responsabilité de l'élève
  • la définition de sa place dans une équipe pluridisciplinaire

vu la fin difficile de mon dernier semestre, je n'en menais pas large au début du 5ème semestre.

Je commençais donc par l'unité de santé publique. Notre enseignante a mis une liste de lieux de stage possibles durant cette unité. Ça allait de l'oncologie ambulatoire du CHU près de notre école à une liste impressionnante de CMS du canton (pour ceux qui ne connaissent pas, les CMS sont une structure de soins à domicile, dépendant du canton, où sont engagés infirmiers, ergothérapeutes, assistants sociaux, aides-soignants. Ils font donc des visites à domicile et ont des colloques interdisciplinaires réguliers pour permettre au patient et à sa famille de recevoir des soins d'une manière coordonnée).

N'ayant pas envie de rester "sur place", je choisis 3 CMS sur la liste. A la fin de la semaine, l'enseignante revient vers moi et me dit qu'aucun des lieux choisis ne peut me prendre en stage. Pfff... je choisis alors un autre lieu: pas de place. Je finis par postuler pour le village de mes grands-parents, dans les montagnes, où je pourrais être logée. Banco! il y a une place.

Bon, je ne voulais pas vraiment aller là-bas, n'étant pas très proche de ces grands-parents, mais je me dis que ce sera une expérience intéressante...

Je prends donc une partie de mes affaires dans un petit sac à dos et me voici donc avec ma petite moto dans ce village montagnard.

Je retrouve une partie de mes racines, je découvre mes grands-parents, tous fiers d'avoir leur petite-fille, "L'infirmière!", à présenter aux amis et connaissances du village.

Je découvre les soins à domicile, les relations que l'ont peut nouer, l'importance des deux pharmaciens du village, les médecins de ville...

Je me plais bien dans ce stage, même si je trouve les colloques interdisciplinaires longs et ennuyeux... (plus tard, bien des années après, alors que je travaillais en CMS, j'ai réalisé que ces colloques étaient plus que précieux et porteurs de beaucoup de sens... ).

Mon enseignante, qui prenait très à coeur ma formation et mon évaluation (j'étais alors l'une des rares élèves en stage sommatif et non pas formatif), semblait tresser plus que moi  chaque enseignement clinique...

Mais j'avais pu démontrer que mon échec du 4ème semestre était passé et que j'avais pu progresser et grandir en maturité...

 

Unité de soins infirmiers aux clients en situation aiguë: soins continus, urgences et soins intensifs


Cette unité permet d'approcher avec les élèves les soins aux clients en état critique. En stage, les élèves soignent de façon globale et individualisée 1 à 2 clients en phase aiguë de leur maladie, sous supervision directe ou indirecte.


Dans cette unité l'accent est mis sur:

  • l'application d'une méthode de résolution de problème (PSI) dans la pratique de soins infirmiers aux clients en phase aiguë
  • l'efficacité en situation d'urgence
  • l'entrainement à l'observation et à la pratique de soins thérapeutiques complexes
  • les mécanismes du stress et d'adaptation
  • la formulation d'objectifs personnels de progression et d'auto-évaluation

Hem... les foies, les boules, la peur...

Pas le choix de stage ce trimestre-ci, ce sera les "Soins Intensifs" (en France, vous appelez cette unité "réa"... et vos "soins intensifs" se nomment ici "soins continus"... sommes-nous vraiment de la même langue? ;-) )

Bien, bien, bien... à l'époque, il y avait 5 unités différentes: l'unité Resp , l'unité Cardio, les Brûlés et deux unités de Chirurgie.

Comme le stage qui s'était (très) mal passé était en chirurgie, me voici donc propulsée aux SIC (Soins Intensifs de Chirurgie)

Premier défi: ne pas se perdre dans les couloirs

Deuxième défi: ne pas sursauter à chaque "bip" sous peine de resembler à un patient atteint de chorée...

Troisième défi: comprendre un peu se qui se passe, tout en ayant un oeil sur le scope et un autre sur le patient...

Quatrième défi: respirer... res-pi-rer!

 

J'exagère pas un peu?

 

si, oh que oui, j'exagère!

en fait, je rêvais d'aller aux SIC... les choses se goupillant finalement pas trop mal, je n'ai pas eu à me battre pour obtenir ce stage!

de plus, j'étais, et je le suis toujours, fascinée par les chiffres, les scopes, les dessins du scope... à l'époque, je ne comprenais pas très bien la lecture d'un ECG, mais j'arrivais à déceler une anomalie, la montrer aux infirmiers avec qui je travaillais.

J'aimais cette ambiance où "tout pouvais arriver", même si, en général, je m'occupais de patients plutôt "stables", souvent prêts à pouvoir être transférés dans une unité de soins continus.

Je me souviens que je me sentais bien dans ce service, en sécurité, mais en alerte... Les infirmiers qui m'encadraient m'expliquaient ce qu'ils faisaient, pourquoi... et quand j'ai revu certains de ces infirmiers, 15 ans après, en faisant ma formation spécialisée, ils m'ont reconnue! ( et ça me semble extraordinaire, vu le nombre de stagiaires qui passent dans l'unité...)

 

Evidemment, il y avait cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête... si je ne me montrais pas à la hauteur durant ce stage, il falalit que je refasse un semestre ou que je quitte l'école d'infirmières... Je n'avais pas l'impression d'être mauvaise, mais je craignais beaucoup l'appréciation de l'enseignant le plus impressionant de l'école... c'était un enseignant originaire d'Amérique Centrale ou du Sud, charmant, mais avec une somme de connaissances impressionante et un jugement très fin, perspicace et juste sur les élèves qu'il suivait.

Lorsque, à mon deuxième enseignement clinique, il m'a laissée un très long moment seule avec le patient, buvant son café avec les collègues dans la tisanerie, tout en regardant le scope de mon patient, j'ai su que j'avais gagné sa confiance et que je passais au sixième et dernier semestre! :-)

 

Un autre excellent souvenir de ce trimestre a été le stage de découverte du service des ambulances de la GrandeVille.

C'était encore la Police qui faisait le service des ambulances, mais ils suivaient une formation continue très poussée et étaient tout contents d'accueillir des stagiaires élèves infirmières!

(je ne vous dis pas le nombre de couples qui se sont formés à la suite de ces stages! et certaines de ces connaissances sont restés des amis que je vois encore, 20 ans après...)

 


Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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Lundi 9 juillet 2012 1 09 /07 /Juil /2012 15:50

infirmiere-bd.jpg

 

 

 

trouvé sur un blog qui, malheureusement, est laissé en friche depuis quelques temps...

http://erinna.over-blog.com

Par heidi70 - Publié dans : humour, dessins - Communauté : Infirmières !!!
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Samedi 7 juillet 2012 6 07 /07 /Juil /2012 12:55

etudiant_perfusion.jpg

 

Début du 4ème semestre... maintenant que nous avons vu toute l'anatomie, la physiologie, compris le fonctionnement du corps, de l'esprit (enfin... disons, abordé les fonctionnements normaux!), nous voici aux portes de la pathologie...

 

Unité de soins infirmiers en médecine et chirurgie


Durée 22 semaines, dont 32-34 jours de stage en médecine (répartis sur 10 semaines), 32-34 jours de stage en chirurgie (répartis sur 9 semaines) dont 5 jours de stage en salle d'opération et env. 42 jours de cours.

 

L'enseignement prépare les élèves à prendre en charge en stage un groupe de 2 à 5 clients de manière complète et individualisée et à faire face aux situations courantes dans un service de médecine ou de chirurgie.

 

Dans cette unité, l'accent est mis sur:

  • les mécanismes physiopathologiques, l'observation des symptômes, la connaissance des traitements et des soins infirmiers liés aux pathologies étudiées
  • la mise en oeuvre de plans de soins spécifiques adaptés à chaque client, allant jusqu'au retour à domicile, le placement ou la mort
  • l'enseignement au client
  • l'accompagnement du client en fin de vie et l'approche des soins palliatifs
  • l'identité professionnelle face aux clients, à l'équipe, à l'institution de stage
  • l'autonomie dans la prise en charge de sa formation

pendant ce semestre, les élèves commencent l'élaboration du travail de diplôme, dont le but général est d'approcher un domaine de soins infirmiers dans un travail d'analyse et de synthèse

 

Je commence mon semestre en médecine. Là aussi, équipe sympathique, me permettant de m'épanouir dans ma découverte professionnelle.

Je bosse dur, surtout en stage. Question théorique, je dois avouer une baisse de motivation et mes notes sont moyennes, mais toujours correctes.

On a appris, dans les soins techniques, à poser des voies veineuses..

Aïe, autant les premières fois que j'ai fait ces soins sur un patient "réel" (et non pas un bras d'exercice), tout allait bien, autant ensuite...  le trou noir, le blanc, plus rien!

Un patient m'a même demandé pourquoi je fermais les yeux quand je piquais!

Finalement, après plusieurs fois où je ne voulais même pas entendre parler de pose de voie veineuse périphérique, je demande à un patient s'il est d'accord que je le fasse sur lui.

Très gentiment, il me dit oui.

Je pars donc dans sa chambre. Il était VIH + , son ami était à côté de lui et voulait rester pendant le soin.

J'avais demandé à une infirmière diplômée de me superviser. Une autre infirmière diplômée a demandé de pouvoir voir comment sa collègue me supervisait. Une élève de 2ème semestre a demandé à voir le soin.

Ok... 4 observateurs attentifs, une maladie qu'on apprenait tout juste à soigner, un patient un peu stressé et son élève-infirmière pas très rassurée!

Finalement, la veine de l'anesthésiste était belle et bien visible! je me concentre, je pique et ... impeccable!

tout le monde soulagé (enfin, surtout le patient et moi!), un joli pansement et une peur surmontée!

Trimestre fatigant, la cheffe ayant "oublié" des jours de repos sur mon panning, mais je finis avec d'excellentes notes et appréciations.

 

Entre les deux stages, quelques semaines de cours, ainsi qu'une animation pour des enfants venant découvrir l'univers des soins: on avait organisé un jeu de l'oie sur le thème des soins, avec ateliers pratiques.

Nous avions aussi eu à enseigner aux élèves de 2ème semestre les injections sous-cutanées, pour l'insuline dans notre atelier.

 

Etant à l'aise, ne me prenant pas la tête, je n'avais aucune raison de craindre le stage de chirurgie!

 

Jusqu'au deuxième enseignement clinique, tout allait bien. Puis un jour, étant suivie par mon enseignante, j'ai buggué.

Mais grave. Un patient transféré dans mon unité, alors qu'il y avait peu de boulot et qui nécessitait un peu plus de soins que ce que je pouvais donner. Et surtout, je n'ai pas demandé nommément à mon enseignante de m'aider.

Je pensais que je pouvais le prendre en charge, elle servant de garde-fou, ce qu'elle a fait. Sauf que j'aurai dû lui demander de m'aider et non pas supposer qu'elle le ferait.

Bref, elle a décrété que je n'étais pas à même de passer ce semestre (alors que, 15 jours avant elle voulait "[m]' amener à l'excellence" ), elle n'a pas voulu m'accorder de sursis...

Mortifiée, j'ai quand même préparé la "Revue" de mon école d'infirmières (spectacle que les 4ème semestre préparient en l'honneurs des finalistes, les élèves du 6ème semestre), mais désespérée à l'idée de refaire ce semestre, d'avoir à nouveau cette enseignante...

 

Et là, il y a eu un retournement de situation, une chance comme jamais je ne pensais avoir droit: nous étions 3 élèves en échec, la volée après nous était très nombreuse, et la Direction a décidé (je pense que mes notes et mes évaluations précédentes ont dû jouer en ma faveur aussi) de nous faire passer conditionnellement au 5ème semestre.

 

Ce 5ème semestre était formatif, sauf pour nous trois... Nous devions le réussir, sous peine de soit refaire ce semestre, soit quitter l'école (je ne me souviens plus très bien des modalités précises...)

 

J'ai appris cette excellente nouvelle le jour même où nous devions donner notre Revue, autant dire que la fête qui a suivi a été intense!!!

Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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Lundi 2 juillet 2012 1 02 /07 /Juil /2012 21:33

chapeau deleve infirmiere
J'entre donc dans ma deuxième année d'école d'infirmières.

Finis les horaires "de bureau" qui m'énervaient tant (soit 7h-16h, soit 7h-12h et 15h30-19h ) du lundi au vendredi. Enfin, je pouvais travailler de nuit, de week-end, de soir!

J'avais l'impression d'être enfin dans le grand bassin de la piscine.

Troisième semestre

Durée 22 semaines, dont 35 jours de stage en milieu psychiatrique (répartis sur 9 semaines), 20 jours de stage en pédiatrie (répartis sur 5 semaines), 20
jours de stage en obstétrique/ gynécologie/ urologie ( répartis sur 5 semaines) et 35 jours de cours.

donc nous voici séparés en deux groupes: un groupe qui fait l'unité "parents-enfants" et l'autre qui fait "psychiatrie". On inverse les stages et cours après 3 mois.
Ce semestre est "formatif": nous aurons bien des évaluations de stage, des enseignements cliniques, mais nous passerons tous au 4ème semestre.

Unité de soins infirmiers psychiatriques

L'enseignement développe la capacité des élèves d'entrer en relation, de se connaître dans une relation. En stage, les élèves font l'expérience de la relation d'aide
avec des personnes ayant des difficultés de communication, des troubles psychologiques.


Dans cette unité, l'accent est mis sur:


- la communication fonctionnelle et dysfonctionnelle

- le petit groupe (système familial, équipe)

- la connaissance de soi-même

- le changement et l'adaptation

- la relation d'aide

- les soins psychiatriques

Bon, je vais tout avouer: cette unité, je n'avais pas envie de la faire! Je n'aime pas la psychiatrie, j'ai peur de ne pas savoir parler aux gens, j'ai peur d'être à côté de la plaque...


De plus, j'aurai voulu être en stage tout près de chez mes parents, dans ma ville de naissance, et à cause d'une histoire de chiens, je me retrouve à 35 km, dans la pleine campagne, dans les vignes... et dans un centre neurologique! (l'histoire des chiens, c'est qu'une collègue avait 2 chiens et ne voulait pas se retrouver trop loin d'eux en stage...du coup, c'est moi qui ai fait les km!)


En matière de patients "psy", je me suis retrouvée à m'occuper de personnes déficientes mentales, souffrant d'épilepsie rebelle, de patients ayant eu un AVC, ou des personnes souffrant de parkinson très sèvère et dont aucune structure ne voulait/ pouvait les accueillir!

Très loin de la psychiatrie dont je me faisais une image bien plus "terrible", pas de "Vol au-dessus d'un nid de coucou" ou autre "Horla"...

Vu les objectifs du stage, je les ai atteints sans problèmes.

J'ai surtout découvert un charmant collègue d'ex-yougoslavie qui m'a donné envie d'en savoir plus sur son pays, une région magnifique et une place de stage tellement chouette que, après mon stage, durant mes vacances, j'y ai travaillé 2 semaines pour me faire quelques sous en plus!

 


Unité famille-santé-maladie


L'enseignement de cette unité permet d'aborder avec les élèves l'enfant et sa famille, de manière systémique, dans des situations
normales et pathologiques. En stage, les élèves collaborent aux soins et donnent des soins individualisés à 1 à 3 clients hospitalisés en pédiatrie, en obstétrique ou urologie. Elles utilisent le
processus de soins pour soigner des personnes à différents âges de la vie.


Dans cette unité, l'accent est mis sur:

- la globalité de la personne à différents âges de la vie

- les questions touchant au couple, à la sexualité, à la procréation et à la santé de la famille, dans une vision
systémique

- l'application des concepts de besoin, de changement, d'adaptation et de relation en situation d'obstétrique et de
pédiatrie

- les répercussions de la maladie et de l'hospitalisation sur l'enfant et la famille

- l'observation des comportements de l'acquisition des connaissances spécifiques aux soins:

  •   à la mère et au nouveau-né
  •   aux enfants
  •   aux clients atteints d'affections touchant la sphère uro-génitale



- la progression dans l'apprentissage

Autant je me réjouissais de ce trimestre, autant j'ai détesté le faire!


5 semaines en pédiatrie: stage très éprouvant, dans une unité de médecine, beaucoup d'enfants qui étaient
suivis en chimio (on n'avait pas le droit de les approcher)... A l'époque, il existait la formation d'infirmière HMP (hygiène maternelle et pédiatrie) qui formait des infirmières pour la pédiatrie, et les infirmières en "soins généraux" étaient relativement mal vues dans ce milieu spécialisé. Du coup, ma camarade de volée et moi étions un peu mises à l'écart, nous sentions pas du tout intégrées. Heureusement qu'il y avait des élèves HMP qui nous ont coachées un peu...


5 semaines en obstétrique/ gynécologie... pas non plus évident: les secteurs étaient très séparés.
Quelques jours dans l'unité de surveillance de grossesse, de FIV (le médecin-chef, réputé peu aimable, m'a réservé un accueil très sympathique et m'a expliqué toutes les étapes de la procréation assistée. Encore merci!) ,  et d' IVG/IMG...  c'était la partie la plus intéressante de ce stage.


3 nuits en salle d'accouchement: 2 nuits sans accouchement et la dernière où j'ai assisté à deux
naissances:

- une femme dont c'était le deuxième enfant, avec péridurale et le papa à ses côté

- une très jeune femme d'origine magrébine, dont c'est le premier enfant. Elle avait 18-20 ans, et était
accompagnée par sa belle-soeur, à peine plus âgée qu'elle et enceinte de 7 mois! le papa faisait les 100 pas dans le couloir.
Pas de péridurale pour cette jeune femme (et un malaise vagal pour l'élève-infirmière Heidi! la
sage-femme se marrait...)


3 semaines de stage en post-partum... un condensé de ce qu'il y avait de plus désagréable dans les soins infirmiers: des sages-femmes aigries, peu ouvertes à la nouveauté, des clichés sur les
femmes d'origines étrangères,...

Heureusement, toutes n'étaient pas ainsi, mais les deux-trois sage-femmes plus âgées et moins motivées ne m'ont pas donné envie de poursuivre mon activité comme infirmière-sage-femme...

(Bien heureusement, j'ai découvert ensuite des sage-femmes passionnées, qui m'ont donné envie de me spécialiser dans ce domaine, avant que j'opte pour la Réa).

J'ai dit plus haut que ce semestre était formatif et que nous devions tous nous retrouver au 4ème semestre... C'était sans compter tout ce qu'a remué pour un des garçons de la volée le stage en
psychiatrie. Il a décidé d'arrêter la formation après ce stage.

Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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Dimanche 1 juillet 2012 7 01 /07 /Juil /2012 13:31

crbst_nouvelle_20banni_C3_A8re.jpg

 

Enfin, même 21 ans, je commençais l'Ecole d'Infirmières.

Et quand je vois la formation actuelle, je suis assez impressionnée de voir les changements...

Maintenant il y a une formation en HES (Haute Ecole Spécialisée), une eurocompatibilité grâce aux accords de Bologne, une manière d'apprendre par ateliers, recherches personnelles, etc.

Il y a 20 ans, ce n'était pas du tout à l'ordre du jour!

 

L'école durait 3 ans, nous étions payées 1'050.- francs (suisses)/ mois (ce qui équivalait, à l'époque, à ~4'200.- francs français; et actuellement à ~800.- €/ mois), ce qui m'a permis d'être interne dans mon école d'infirmières et de subvenir à mes besoins avec une aide très minime de mes parents...

 

La formation était divisée en 6 semestres, il y avait 4 semestres sommatifs (il fallait avoir la moyenne pour passer au semestre suivant) et 2 semestres formatifs.

 

Premier semestre:

-Unité d'introduction aux études

"faire connaissance: des personnes, du programme, des méthodes pédagogiques et des réglements"

durée: 1 semaine

que dire de cette semaine?

Un souvenir me revient: à la présentation de la formation d'infirmières, la Directrice nous avait dit très clairement et distinctement que "La première qualité d'une infirmière est la ponctualité".

Le premier matin, je me réveille à 8h, ne sachant pas trop bien où j'étais... et je me précipite dans les escaliers (j'étais interne) pour atteindre l'aula où les nouvelles élèves étaient accueillies. J'arrive essoufflée, honteuse, avec 5 bonnes minutes de retard... du fait de ma rougeur et mon malaise, je n'ai pas eu de remarque, la Directrice qui était en train de faire son discours de bienvenue a dû penser que j'étais venue en bus et que celui-ci avait du retard!

 

-Unité d'introduction aux soins infirmiers

durée: 22 semaines, dont 20 jours de stage (répartis sur 4 semaines) et 85-90 jours de cours.

L'enseignement de cette unité pose les bases théoriques des acquisitions ultérieures.

Dans cette unité, l'accent est mis sur:

  • la globalité de la personne dans sa dimension biologique, psychologique et sociale:

- sciences exactes: biochimie, pharmacologie, calcul

- sciences humaines: psychologie, développement bio-psycho-socio-spirituel, sociologie

- biologie et fonction de l'être humain: biologie, cytologie, histologie, embryologie, fonction de respiration, nutrition, locomotion, commande, régulation et adaptation, élimination intestinale

  • L'approche des concepts de santé/maladie, besoins, dépendance/ indépendance
  • les soins infirmiers:

- démarche de soins selon le modèle de Virginia Henderson

- identité et éthique professionnelles

- pratique des soins liés aux activité de la vie quotidienne

  • la communication et la relation:

- observation du client et entretien avec le client, son entourage et l'équipe de soins

  • le fonctionnement des élèves en situation d'apprentissage

Bref, des cours, des cours, des cours...

Je me suis éclaté en chimie, biochimie (que j'avais déjà beaucoup appréciées au Gymnase (Lycée), c'étaient des matière que j'aimais vraiment bien... inutile de dire que j'ai beaucoup oublié depuis!)

J'ai mis une dizaine de minutes avant de comprendre que l'histologie était l'étude des tissus... autant dire que sur un cours de 45 mn, j'ai dû bosser  fond mon polycopié...

Question théorique, pour une fois j'étais à l'aise, alors que j'étais un peu à la traîne au Gymnase. Du coup, je pouvais donner des coups de main à l'une ou l'autre de mes camarades, ce qui m'aidait d'autant plus à réviser.

Les 4 semaines de stage se sont passées dans un service de neurologie. Autant dire que nous n'étions pas d'une efficacité terrible! mais nous pouvions déjà faire pansements simples, bander des jambes et nous occupper particulièrement d'un/e client/e (éh oui! cette terminologie que nous détestions était la terminologie officielle de l'hôpital et de l'école! il était dit que les gens qui travaillaient à l'hôpital étaient des prestataires de soins et que les clients venaient pour les obtenir... c'était l'époque néo-libéraliste du début des années 90...)

Nous étions sensées être en plus des équipes et donc pouvoir dégager du temps pour étudier durant notre temps de travail. Autant dire que je préférais aider mes (futures) collègues que de rester assise à lire, surtout à ce niveau de formation!

Apprentissage du PSI (plan de soins infirmier): remplir des cases sur chaque patient en fonction des 14 besoins selon Virginia Henderson... l'hôpital qui nous accueillait en stage avait pris ce modèle conceptuel comme référence, et nous étions sensées remplir pour chaque patient cette feuille...

Il va sans dire que ces feuilles n'étaient remplies que lorsque nous avions un enseignement clinique (une enseignante venait nous suivre une matinée et nous évaluer) ou si l'élève de 6ème semestre allait passer son examen final!

 

Deuxième semestre:

-Unité de soins infirmiers aux adultes et aux personnes âgées

Durée: 22 semaines, dont 65-70 jours de stage (répartis sur 2x 6-7 semaines) et 40-45 jours de cours.

 

L'enseignement se veut en lien direct avec les acquisitions faites au 1er semestre. Il permet aux élèves de soigner progressivement 2 clients, en collaboration avec l'équipe de soins. L'élève applique le processus de soins infirmiers, selon le modèle conceptuel de V. Henderson, dans des situations physiopathologiques stables et fréquemment rencontrées.

Dans cette unité, l'accent est mis sur:

- la globalité de la personne adulte et de la personne âgée

- le développement des conceptes de santé, maladie, adaptation, besoin, pertes, dépendance, indépendance, autonomie

- l'application des processus de soins infirmiers

- la pratique des soins coutuniers et thérapeutiques courants

- les soins à la personne âgée

- l'approche d'une relation d'aide avec le patient

- l'intégration dans la vie d'une équipe de soins

- l'utilisation systématique des connaissances dans les situations infirmières rencontrées.

 

Encore des jours de cours, encore des notions de physiologie, d'anatomie. En fin de première année, nous aurions étudié toute l'anatomie, la physiologie, le tout par systèmes...

Pas facile de mettre en lien les notions vues en cours à des situations même stables. Mais vu que j'étais en stage en neurologie, j'ai mis à contribution, passant outre ma gêne et ma timidité, les médecins-assistants du service.

Quelques souvenirs marquants...

Dans mon premier stage, en neurologie donc (on repartait dans notre lieu de stage du 1er semestre au début du 2ème semestre, histoire d'avoir une continuité... ), un matin, l'ICS (Infirmière Cheffe de service) nous convoque tous: ICUS (Infirmiers Chefs d'Unité de Soins), infirmiers/ères, infirmières-assistantes, aides-infirmières, femmes de ménage.

On se regarde tous, assez étonnés. En fait, une des aides-infirmières s'était donné la mort la veille.

Sentiment évident de malaise, mais je suis reconnaissante à cette ICS de nous l'avoir dit à tous, d'avoir inclus les femmes de ménage, d'avoir permis à tout le monde d'exprimer sa peine, sa colère, son incompréhension.

 

Une autre anecdote, plus légère... nous devions donc remplir nos PSI (plans de soins infirmiers) d'une manière rigoureuse et détaillée. Nous étions évaluées là-dessus... je remplis donc conscieusement ce PSI, enlève l'étiquette du patient... (protection des données, évidente!), mais tout à coup, je me ravise et remets une étiquette, parce que, dans ma petite tête, l'enseignante va peut-être imaginer, s'il n'y a pas de nom et date de naissance, que j'ai inventé ce patient...

vlan! un point de moins!

et surtout, ce patient étant indépendant, il allait tout seul aux WC... et dans le besoin "élimination", je n'avais pas mis la couleur, la consistance et la fréquence des fèces!

Vlan!

 

Deuxième stage... je suis en traumatologie. Equipe tout aussi sympa que la précédente, je me plais bien dans ce service. Là, premiers pansements complexes (fixateurs externes, plaies sales, ...), premières injections s/cut et i/m, premières prises de sang.

Et surtout première pose de sonde vésicale sur un homme.

Patient fébrile, peu bien, n'ayant pas uriné depuis quelques heures.

Je demande à aller voir la pose de sonde, vu que je n'avais vu qu'en théorie, à l'école, ce soin. L'infirmière-assistante me prend avec elle et me dit qu'elle me guiderait, mais que c'était à moi de la poser...

Ok, ok... je prépare le tout, je pose la sonde, je bute... pas d'urine. Je regarde l'infirmière, en lui disant que je n'arrive pas à monter plus haut! elle m'ordonne de gonfler le ballonnet.

Euh? t'es sûre? et si je suis dans le prostate?

Elle insiste, j'obéis... du liquide sort bien de la sonde, mais c'est du sang!

Paniquée, je dégonfle à toute vitesse le ballonnet, ôte la sonde, plante tout le monde et sors de la chambre les larmes aux yeux!

 

Autre souvenir un peu cuisant: enseignement clinique, je dois faire un pansement. Je prends mon set à pansement, l'ouvre, fais le soin tel que demandé (avec rideaux tirés, fenêtre refermée, masque mis, gants idem... bref, tout "comme il faut" ). Seule remarque de l'enseignante: "Ah, tu m'étonnes Heidi, je ne pensais pas que tu montrerais autant de dextérité"

 

 

 

 

 




Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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