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Mardi 6 novembre 2012 2 06 /11 /Nov /2012 21:38

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Si vous avez lu mes vieux souvenirs ( il y a 20 ans (2ème partie) ), vous avez vu que je n'ai pas réellement fait de stage en psychiatrie, mais dans un centre de neurologie.

Donc, je n'ai jamais vraiment approché de patient "psy"...

Ça ne m'a jamais manqué, je dois avouer...  enfin... depuis que je travaille aux SI (soins intensifs), j'ai rencontré plus de patients estampillés "psy" que durant toute ma carrière précédente...

Ok, je me suis faite aux patients alcoolisés, aux patients ayant fait des tentamens (= tentatives de suicide), aux patients ayant un handicap mental...

Mais je suis très mal à l'aise avec les décompensations psychiatriques, avec les pathologies telles que "borderline", "schizophrène", "psychose paranoïde",...

 

Et voici que ce matin, en arrivant au travail, nous avions 6 patients ayant des problèmes psy (divers et variés) sur 7 ...

fichtre! diantre!

 

Bien... du coup, je me suis occupée d'un patiente souffrant d'une décompensation aiguë d'une schizophrénie schizo-affective. Bien entendu, elle n'est pas venue pour ces troubles psychiatriques dans notre service, mais pour une insuffisance rénale aiguë sur déshydratation due à cette pathologie (elle ne buvait, ni ne mangeait plus depuis quelques jours).

Nous avons eu un souci, car un des médicaments a provoqué une rétention urinaire et elle ne pouvait pas retourner au centre psychiatrique avec une sonde vésicale, ni avec une perfusion...

Du coup, nous avons enlevé la sonde vésicale et nous avons attendu toute la journée qu'elle urine...

 

De ce fait, je l'ai lavée, je l'ai levée et j'ai essayé toute la journée de la faire boire et manger...

 

Et là, nous avons eu des éclats de rire... elle dans son délire, moi, lui parlant, lui répondant, entrant un peu dans son jeu, tout en gardant en tête l'objectif de la faire boire (afin qu'elle urine) et de la faire manger (je n'ai pas suivi des cours sur la nutrition début octobre pour rien!).

A un moment donné, je suis arrivé vers elle en parlant avec un gros accent du terroire, elle m'a répondu sur le même ton et nous avons ri ensemble... Tellement ri qu'un de mes collègues est venu vers moi en me disant "Mais en fait, vous êtes soeurs!!!"

 

Je ne sais pas si j'ai eu les bons gestes, les bons mots, les regards...

Elle a alterné les moments de catatonie avec des moments de délire verbal, puis des discussions passionnées avec des personnes dans sa chambre qu'elle était la seule à voir, puis des mouvements stéréotypés, puis...

Bref, en 2 minutes, elle a passé du rire au mutisme, elle mangeait, puis parlait, puis refusait de manger, puis gardait la nourriture dans sa bouche, telle un hamster

 

 

Je suis nulle en psychiatrie, je ne sais pas si mes gestes et paroles ont été aidants pour sa pathologie psychiatrique, mais j'ai eu un réel plaisir à m'occuper d'elle...

Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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Vendredi 2 novembre 2012 5 02 /11 /Nov /2012 09:56

J'aime bien te voir arriver dans mon service pour ton "stage" de 4 ou 6 semaines.

Approche-toi, nous ne mordons pas!

Oui, je sais, c'est un milieu un peu inquiétant, ces "Soins Intensifs"! il y a des respirateurs, une machine à hémodiafiltration, des Swann-Ganz, des cathéters artériels à poser, des voies centrales à tringler...

 

Mais approche, regarde bien, attentivement:

8 box individuels, dans lesquels sont couchés (ou au fauteuil, c'est selon) des patients... un patient, avec ou sans tube, reste une personne à soigner, avec son passé, sa famille, les interactions entre eux...

Oui, c'est vrai, ils sont instables pour la plupart, sinon, ils ne seraient pas aux Soins intensifs. Quoique...

Une statistique a été faite: entre 20 et 25% de nos patients viennent pour alcoolémie aiguë ou pour tentamen médicamenteux: tout de suite, là, c'est moins sévère comme pathologie (je ne nie pas tout le côté psycho-social de ces patients, ni le fait qu'ils ont besoin d'un suivi... )

Ensuite, ici, nous avons des patients qui sortent du bloc opératoire et qui viennent juste passer une nuit de surveillance, car ils sont connus pour apnée du sommeil et nos anesthésistes préfèrent qu'ils soient surveillés la première nuit chez nous.

Ensuite, oui, nous avons des personnes qui font des décompensations cardiaques, des décompensations respiratoires, des douleurs thoraciques qui s'avèrent etre un STEMI, un NSTEMI, des douleurs plutôt épigastriques, un  infarctus sévère,...

Là, il faudra soit traiter sur place, soit transférer le patient dans un centre cardiologique.

Il y a aussi des patients qui viennent pour suites opératoires, avec divers appareillages...

Il y a encore des patients ramenés par le Smur, inconscients et toute la recherche à faire pour trouver pourquoi, comment et que faire...

 

Mais, Doc, regarde aussi autour de toi... oui, tourne ton regard, encore...

Tu as des blouses blanches qui te regardent, dans ces blouses blanches il y a des professionnels/les de la santé, qui ont une forte expérience, une formation spécifique et qui ne demandent qu'à collaborer avec toi.

C'est avec ces personnes que tu vas beaucoup travailler: n'hésite pas à demander, chercher des explications, avouer que tu n'y connais rien en respirateurs: machines, mode ventilatoire, VNI, etc... on sait très bien que tu n'as pas encore été formé à tout ceci, et nous sommes souvent contents de pouvoir partager nos connaissances avec toi.

 

Nous connaissons notre service, notre population, nos spécificités et nous te voulons du bien...

Penses-y quand tu franchiras la porte, accompagné/e ou pas de ton médecin-chef...

 

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Mercredi 17 octobre 2012 3 17 /10 /Oct /2012 09:34

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L'autre soir, je m'occupais d'un jeune accidenté, alité depuis 5 jours. Il était conscient, gêné par des fractures de côtes et une fracture de la clavicule.

C'était le deuxième soir que je m'occupais de lui. Le premier, il avait dû aller au bloc opératoire pour une brochoscopie, il était revenu tard et était un peu algique et "dans les choux".

Ce deuxième soir, il était détendu, souriant. On a bavardé un peu, il m'a demandé à boire... puis, après l'avoir réinstallé, rafraîchi, je lui propose de se laver les dents.

Il me regarde et me dit "Ah oui, ce serait bien! du reste, ça fait quelques jours que je ne l'ai pas fait!"

Et là, je me suis sentie honteuse de ne pas l'avoir proposé la veille, un peu gênée de me rendre compte que ce soin si simple était souvent oublié pour nos patients, alors qu'il a une importance non négligeable...

 

Quand on s'occupe d'un patient intubé, c'est souvent aux 4 heures que nous allons faire des soins de bouche (1x/horaire: lavage de dents et du tube, avec dentifrice et brosse à dents, puis aux 4h: rinçage de bouche avec un produit doux et désinfectant, en passant sur la langue aussi... ). Mais une fois qu'ils sont extubés, ou lorsque nous recevons des patients peu dépendants, j'ai remarqué que c'était un soin souvent oublié... la preuve avec mon exemple plus haut!

 

Pourquoi est-ce un soin important?

La plaque dentaire ou «plaque bactérienne» est un dépôt blanchâtre, souvent peu visible, qui adhère aux dents et aux prothèses. La plaque est constituée essentiellement de bactéries et de produits de leur métabolisme, ainsi que de restes alimentaires, qui forment un substrat dense (appelé aussi biofilm).
La plaque dentaire est doublement dangereuse:
– elle provoque des caries, les bactéries de la plaque pouvant transformer les sucres alimentaires en acides ;
– elle provoque des inflammations des gencives et peut aller jusqu’à résorber l’os autour des dents grâce aux toxines libérées par les bactéries de la plaque. (1)

 

mauvaise-hygiene-dentaire.jpg

 

L’hygiène bucco-dentaire est donc non seulement importante pour le maintien de la santé des dents et gencives, elle prévient aussi l’apparition de certaines maladies. Si l’on ne soigne pas les caries et la parodontite, des foyers d’infection chronique peuvent se former, à l’extrémité des racines et dans le sillon des gencives. Par la circulation
sanguine, des bactéries peuvent ensuite être transportées de ces foyers d’infection vers divers organes (coeur et articulations), provoquant des maladies graves (par exemple l’endocardite et le rhumatisme articulaire aigu).
Les microorganismes du parodonte peuvent provoquer des affections aigues (pneumonie), voire des maladies chroniques des poumons en passant par les voies respiratoires. (1)

 

Nous avons des patients fragilisés, qui ne sont pas dans leur milieu habituel. Ce jeune homme, en bonne santé habituelle, en est un exemple concret: alité, algique, ne supportant pas la position demi-assise qui aide à la déglutition et à l'expension pulmonaire, et atteint d'un problème respiratoire dû à son accident: le risque qu'il développe une pneumonie n'est pas négligeable, autant mettre toutes les chances de son côté!

 

Et concrétement, comment "bien" (se) brosser les dents?

Les dents devraient être brossées, sans pression exagérée, après chaque repas ou au moins deux fois par jour.


Patients capables de se brosser les dents:
On ne devrait pas imposer une technique de nettoyage totalement nouvelle aux patients capables de se brosser les dents. Il suffit le plus souvent de corriger des mauvaises habitudes, comme par exemple les mouvements horizontaux. Le brossage se fait par de petits mouvements circulaires ou de haut en bas (les poils de la brosse à dents perpendiculaires à la surface des dents et de la gencive).

 

hygiene6.gif


Patients incapables de se brosser les dents:
Nettoyer les faces externes comme indiqué plus haut. Pour les faces internes, la brosse à dents doit nettoyer individuellement chaque dent. Le manche de la brosse à dents doit être dirigé complètement vers le haut ou vers le bas.

Chez un patient qui ne peut ou ne veut pas ouvrir la bouche, la technique open-wide est un bon moyen. Une autre technique consiste à mettre le pouce dans le vestibule de la mandibule et appuyer vers le bas.

 

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Si l’on ne peut pas brosser les dents du tout:
Une fois par jour, appliquer avec le doigt ou un «dental swab» (bâtonnet ouaté pour l’hygiène bucco-dentaire) du gel de chlorhexidine sur les deux faces (faces vestibulaires et linguales) ; il est aussi possible d’utiliser un spray de chlorhexidine.

 

Pour les patients porteurs de prothèses dentaires:

là aussi, au moins une fois par jour, il faut nettoyer la prothèse. Si possible, la rincer après chaque repas. (1)

 

 

Bref, c'est un soin simple, pas cher, peu compliqué (enfin, ça dépend du patient!) et qui n'est pas à négliger...

 

 

(1) http://www.schulzahnpflege.ch/fileadmin/user_upload/5_Unterrichtsmaterial/4_Informationsmaterial_SSO/Handbuch_Mundhygiene_f.pdf

Par heidi70 - Publié dans : réflexions professionnelles - Communauté : Infirmières !!!
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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 15:13

me voici revenue pleinement dans le monde du travail, depuis le début de ce mois!

Me voici bientôt prête à reprendre le Smur, partir avec un médecin sur des situations parfois diffciles, de temps en temps comiques, souvent tragiques...

J'ai commencé ce blog en étant clouée à la maison, n'ayant que la possibilité de marcher, lentement, avec des béquilles: me voici en train de faire des kilomètres de nordic walking (marche avec des bâtons), et bientôt je vais pouvoir recommencer à courir, à skier (?)

 

Ce billet est très court, mais comme j'ai commencé ce blog avec pas mal de lamentations sur "mon pauvre sort", je voulais juste finir le chapitre "vis ma vie d'accidentée", en espérant que ma prochaine saison de ski soit nettement moins mouvementée! 

Par heidi70 - Publié dans : vis ma vie palpitante... - Communauté : Infirmières !!!
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Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 15:03

hypoglycémie



Hester est une jeune femme pleine de vie, un sourire communicatif, une pêche d'enfer...
Elle a un ami, avec lequel elle ne vit pas, mais dont elle attend un enfant.
Elle a un frère, une soeur avec lesquels elle est proche.
Mais Hester est malade.
Une maladie insidieuse, avec laquelle elle s'efforce de vivre depuis ses 2 ans.
A ce moment-là, elle est tombée malade... une grippe, semblait-il...
Mais finalement, comme ça s'éternisait un peu trop, des examens ont été faits... Oui, c'était bien une grippe, mais il y avait aussi autre chose: son sucre sanguin était trop haut...

Ses parents, qui ne sont pas du milieu médical, ont dû apprendre des mots nouveaux: glycémie (taux de sucre dans le sang), hypo et hyper (trop peu et trop: deux termes qui qualifient la glycémie), ils ont dû apprendre à analyser les taux, à préparer des repas avec un nombre précis d'hydrates de carbone, apprendre les équivalences, apprendre à injecter à leur puce des doses d'insuline sous-cutanées.


Hester a grandi, a appris à vivre avec sa maladie, a appris ce que coûtent les écarts, à écouter son corps, à se freiner avant de faire un grand effort si elle n'a pas prévu assez à manger, à avoir des heures fixes pour les repas, à calculer les HC (hydrates de carbones).

Elle a aussi découvert qu'elle n'était pas seule dans ce cas, elle a fait des camps avec des enfants diabétiques, du coup, à faire du sport en ayant des animateurs formés aux risques du diabète, avec ces camps, elle a aussi appris la cuisine, la diététique...

Elle aimait bien ces camps, car elle se retrouvait dans un lieu où c'était "normal" d'être diabétique... plus de regards en coin, comme à l'école, si tout à coup, elle se sentait mal, plus de maîtresse ou enseignant paniqué (même si sa maman était venue expliquer, avec l'infirmière scolaire, ce qu'était le diabète, comment reconnaître les signes d'hyper et d'hypoglycémie), plus de regard curieux vers elle quand elle devait se piquer à la récré ou lors d'une course d'école...


L'adolescence n'a pas toujours été facile: elle aurait tellement voulu être "comme les autres": comme ses copines qui mangeaient chocolat et chips devant les films lors d'une soirée pyjama et où elle devait se restreindre. Alors, des fois, elle trichait... elle "oubliait" de se piquer, pour ne plus subi ces contraintes... sauf que, étant si mal, elle a quand même dû passer quelques jours à l'hôpital pour une hyperglycémie très importante, elle était quasiment dans un coma acido-cétosique...

Il y a eu une invention dont elle a raffolé: la pompe à insuline!
Une petite pompe réglée finement qui passait automatiquement sous sa peau les doses de la journée. Ca lui a changé la vie, même si les contraintes étaient toujours là!

pompe-insuline

Plus besoin de sortir avec tous ces stylos à insuline colorés..


Voici donc Hester enceinte... la peur au ventre, car elle a déjà perdu deux bébés... inquiète, parce qu'elle a peur que sa petite fille ait la même maladie qu'elle, mais heureuse de sentir cette vie en elle!
Son ami est présent, mais un peu maladroit... c'est compliqué pour lui, cette maladie!
Hester a aussi sa maman, ses frère et soeur qui l'entourent, la conseillent, la rassurent...
Son papa, lui, a préféré prendre un autre chemin de vie: c'était trop dur pour lui de voir sa fille malade, trop contraignant, trop paniquant...


Finalement, la grossesse se passe bien. Hester a pu compter sur le soutien de son diabétologue, de l'infirmière en diabétologie qui est venue la voir avant la naissance, à l'hôpital et qui la suit encore après la naissance...

Après la naissance de Solène, il a fallut trouver un nouvel équilibre. Le chamboulement hormonal qu'une grossesse et qu'un accouchement provoquent s'est trouvé renforcé par le diabète.
La fatigue était plus que présente...

Et un jour, Hester s'est endormie. Irréveillable. Son ami passait par chez elle, a entendu Solène pleurer. En la prenant dans ses bras, il regardait Hester, étonné de la voir dormir si calmement alors que le bébé criait!

Il s'est dit que ce n'était pas normal, a cherché un stylo de Glucagon (un médicament qui permet d'augmenter le taux de sucre dans le sang), ne l'a pas trouvé tout de suite... il a fouillé, retourné l'appartement et ouf! enfin, a pu injecter le précieux médicament! mais même après, Hester ne réagissait toujours pas...
Du coup, il a appelé les secours et Hester a dû être intubée, perfusée et amenée à l'hôpital. Sa glycémie était proche de 1,5 mmol/l (un taux extrêmement bas)

Hester a mis du temps avant de se réveiller...

Elle est restée intubée une petite semaine, car elle ne parvenait pas à avoir des réflexes de toux de déglutition... tout ce qu'on cherche à voir avant d'ôter un tube et un ventilateur au patient.

Hester a mis aussi beaucoup de temps avant de pouvoir marcher, se déplacer.

Elle est restée mutique presque 2 semaines...

Hester nous a fait peur: jeune, belle et... rien, plus de présence, d'étincelle...

Mais l'amour et la force dont elle a été entourée, l'espoir qui n'a pas quitté sa maman, ses frère et soeur. Les visites de son papa, qu'elle n'avait plus vu depuis tellement longtemps... tout ça, à mon avis, ont permis à Hester de passer le cap.

Quand elle est partie de chez nous, tout n'avait pas été résolu: que s'est-il passé? pourquoi cette hypoglycémie si importante? Comme nous ne sommes pas dans un épisode d'"Urgences" ou des"Experts", nous n'aurons jamais la réponse...

Mais en la voyant marcher, se doucher (encore avec un peu d'aide, hélas), sourire, je me suis dit que la rééducation allait l'aider et j'espère que son avenir sera aussi radieux que son sourire!

Par heidi70 - Publié dans : souvenirs et anecdotes - Communauté : Infirmières !!!
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